Comprendre le SYSEG

La politique du SYSEG

A la demande de l’Etat, suite à la directive européenne visant l’atteinte du bon état des masses d’eau du territoire français, le SYSEG a lancé en 2015 son schéma directeur d’assainissement. Le constat établit montre que trop d’eaux claires parasites permanentes s’infiltrent dans les réseaux et sont traitées inutilement à la station d’épuration. Par temps sec, ce volume représente 8 400 m3/jour soit la moitié des volumes traités à la station d’épuration du SYSEG. Par temps de pluie, le constat est encore plus alarmant puisque de fortes quantités d’eaux pluviales collectées par des réseaux unitaires sont acheminés sans raison jusqu’à la station d’épuration. La surcharge des réseaux provoque plus de 60 déversements d’eaux usées au milieu naturel – diluées avec des eaux pluviales – soit 900 000 m3/an ou encore le volume d’une piscine olympique par jour.
Le coût financier pour l’atteinte de cet objectif (5 % maximum de déversement d’eaux usées aux milieux naturels) a été estimé à 60 millions d’euros répartis sur 10 ans. Ne pouvant supporter de tels investissements, le SYSEG a proposé aux services de l’Etat un programme adapté sur la base de sa capacité financière. 28 millions d’euros seront investis entre 2020 et 2030 (dont 6,5 M€ pris en charge par la Métropole de Lyon).

Ces travaux permettront de :
– réduire l’impact des déversoirs d’orage sur les milieux récepteurs,
– tendre vers la mise en conformité du réseau de collecte des eaux usées,
– lutter contre l’intrusion des eaux claires parasites permanentes dans les réseaux,
– améliorer les performances de la station d’épuration intercommunale.

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Le SYSEG s'engage

En plus des actions inscrites à son schéma directeur d’assainissement, le SYSEG – dans le cadre de la mise en œuvre de l’arrêté préfectoral d’autorisation de son système d’assainissement s’engage sur la période 2020/2030 à :

  • vérifier l’étanchéité de ses réseaux sur les périmètres de zones de captage d’eau potable situés sur la Vallée du Garon,
  • suivre la qualité des milieux aquatiques en procédant à des échantillonnages sur plusieurs cours d’eau,
  • poursuivre le diagnostic permanent du système d’assainissement en mesurant les débits d’eaux usées transitant dans ses réseaux,
  • se doter des moyens humains nécessaires pour conduire sa politique d’infiltration des eaux pluviales.
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Le SYSEG anticipe l'avenir

Afin d’assurer un fonctionnement pérenne de son patrimoine jusqu’en 2030, le SYSEG consacrera une enveloppe de 4 500 000 € à l’évolution et à l’entretien de sa station d’épuration située à Givors. Un état des lieux poussé de cet équipement, mis en service en 1994, permettra de mesurer le degré de vétusté de ses organes de traitement et du génie civil. Des solutions seront apportées pour améliorer ses performances, notamment par temps de pluie, tendon d’Achille de la station d’épuration.

Par ailleurs, cette enveloppe permettra d’anticiper les évolutions techniques ou réglementaires portant sur :

  • une éventuelle mise aux normes de la station d’épuration pour lutter davantage contre les pollutions azotées et phosphorées,
  • la poursuite de l’épandage des boues sur des terrains agricoles ou le choix de leur méthanisation (dégradation des boues par des micros organismes pour obtenir de l’énergie sous forme de gaz),
  • la mise à l’abris des intempéries des aires de stockage des boues,
  • l’évolution des volumes traités à la station d’épuration du fait de l’accroissement de la population sur l’aire syndicale.
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