2 centrifugeuses valent mieux qu'une



2 centrifugeuses valent mieux qu'une
Depuis le 1er février, une partie de la station d’épuration de Givors est en chantier. Dans les locaux de la salle de déshydratation des boues, les ouvriers s’activent pour préparer l’arrivée de la seconde centrifugeuse. Pour cela, il a fallu dans un premier temps aménager son futur emplacement en évacuant un équipement devenu obsolète. La deuxième étape du chantier a consisté à couler une chape de ciment et à la carreler afin de garantir la stabilité optimale de la surface d’accueil.

Mise en service en juin
Assemblée en usine, la centrifugeuse sera installée sur le site à l’aide d’un monte-charge. Une opération lourde et délicate qui permettra de mettre en service l’équipement à partir du premier juin. Suivra ensuite une période de tests d’une durée d’un mois.
Mais à propos, à quoi sert une centrifugeuse ? Dans la filière de traitement des eaux usées, on sépare les eaux des résidus solides. Une fois dépolluée, la partie liquide est rejetée au Rhône. La partie solide que l’on appelle boues poursuit son cycle de traitement. Celui-ci passe par une étape de déshydratation. C’est à ce moment que la centrifugeuse entre en action.

Une grosse essoreuse à salade
A une vitesse de 1 500 tours par minute elle sépare les matières liquides et solides. Imaginez une essoreuse à salade. Le principe est identique. Evacuée par les côtés, l’eau repart dans le cycle de dépollution. Quant aux boues, elles sont chaulées* et stockées pour ensuite être recyclées par épandage via la filière agricole (voir notre article sur l’épandage).

Préparer l’avenir
Outre son rôle mécanique, la seconde centrifugeuse a pour objectif de garantir la pérennité du cycle de traitement des boues. En cas de panne ou de maintenance, elle permettra de prendre le relais de sa petite sœur. Sa mise en route permettra également d’anticiper l’augmentation de la production du volume de boues, soit l’augmentation du nombre d’habitants ayant accès à l’assainissement collectif sur l’aire syndicale du SYSEG.

Coût de l’investissement : 330 000 € HT
Subvention : Agence de l’Eau RM&C : 111 000 €


* L’ajout de chaux permet de neutraliser les effets de l’acide et de maintenir l’activité microbienne nécessaire à la dégradation des boues.


Lundi 14 Juin 2010